magie d'une nuit
ca a été difficile pour moi d'écrire ce texte de par la forme que je me suis imposer, pourtant j'ai réussi a le terminer ce soir alors que ca faisait longtemps que je n'avais pas réussi à aligner trois phrases...je sui fière de moi mais et vous quel est votre avis?
Magie d'une nuit.
Le soir tombe à peine et pourtant je sais que je ne dormirais pas. Comment expliquer cette sensation qui me poursuit depuis maintenant près d'un mois...je sais maintenant que c'est pour se soir, il va se passer quelque chose...je le sens à travers mes os, mes muscles, ma chair...de doux frisson parcours mon corps, que m'arrive t-il ?
Je sens la terre vibrer, elle semble chanter. J'entends le doux bruissement des arbres autour de moi et à la douce caresse du vent mes poils se hérissent...Alors que rien n'est commencer je ne suis déjà que sensations...Je plonge dans un monde de plaisir...Sensation infinie, tous mes sens sont exacerbés !
Plus besoin d'ouvrir les yeux pour voir se qui m'entoure, tous n'est que sensation, bruit, toucher, le seul sens inutile ici est la vue...Je sens une douce chaleur atteindre ma joue...un souffle chaud qui se glisse vers mon front puis disparaît, je ne cherche pas à la retenir, j'en suis incapable de toute façon, incapable du moindre mouvement...Il ne pourrait que rompre l'harmonie qui m'entoure...
Doucement, je commence à percevoir un son léger, sorte de doux tintement, je n'en saisi pas la signification, je ne peux plus penser, prise par la folie de mes sens !!! Pourtant il annonçait le début de ma fin...
Tout a coup l'air s'alourdit, il se fit brûlant, sa caresse se fit pressante, affolante, enflammant mes sens. Je ressentis la lumière de la lune qui se levait, son amour pour les étoiles qui l'accompagnait... Je me cru particule d'eau dans le ciel à la recherche d'un contraire avec lequel m'accrocher...Puis le vent toujours plus exigeant me poussa à avancer encore plus loin dans son monde...Je sentis la lumière arriver bien avant qu'elle ne vienne chatouiller mon iris. Ses rayons malgré ma paupière baissée m'atteignirent en plein cœur, ils poursuivirent la tâche déjà lancée par le vent incendiant chacun de mes membres...
Tous ces flux me paraissaient être des vagues de sensations, la lumière paraissait même avoir un goût, goût qui affole les papilles par sa saveur, on le retient on le savoure, puis quand enfin il glisse dans l'œsophage c'est un délice, une chaude caresse, tel un rayon de soleil qui vient nous réveiller le matin...
Encore ce doux tintement, cette fois il s'accroche à mon oreille, il y résonne comme autant de mots d'amour, j'y retrouve la voix de ma mère qui me rassurait petite fille, les chants apaisants des oiseaux, la course folle de la rivière, le galop d'un fougueux étalon, tant de sons qui habitent mon univers, et pourtant si peu...
Soudain je me sentis à nouveau particule d'eau, j'avais trouvé mon contraire, je pris conscience que désormais des milliers d'autres particules m'entouraient, elles couraient sur ma peau, détendant mes muscles, insufflant de l'énergie là où il n'y avait que fatigue... Je ne sentais plus mon corps et pourtant le ressentait tellement, je faisais partie d'un tout tellement uni...
Le vent me rejoignit à nouveau ; à sa fougue je compris qu'il avait atteint son point culminant... Alors le doux tintement devint tonnerre, la lumière devint éclair, et les fines particules qui s'étaient accrochées à moi devinrent pluie...
Ce déchaînement des éléments accompagna ma propre apothéose, toutes ces particules en frottement qui se déchirait m'avaient électrisée. La sensation passa, chaude et vibrante, sur tout mon corps, pas une seule cellule ne fut épargnée...
Je joignis même ma voix au rugissement du vent...Enfin nous étions unis, je le chevauchais à travers les terres, les mers, et les cieux... La vie avait abandonné mon corps, mais mon âme à jamais resterait liée à lui....
Fin
Par lou18, Jeudi 20 Mars 2008 à 00:24 GMT+2 dans texte achever (article, RSS)





